Home Actualités Revue de presse Internet très haut débit : c’est la guerre public-privé

decouvrez hopital

Internet très haut débit : c’est la guerre public-privé PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Webmaster   
Samedi, 04 Février 2012 11:31

Le conseil général, qui compte lancer son propre réseau Internet, reproche à l’Etat d’avoir réservé les zones les plus rentables à SFR et Orange pour le déploiement de la fibre optique.

Le réseau public censé apporter l’Internet à très haut débit à l’ensemble du département a-t-il du plomb dans l’aile? Le conseil général comptait raccorder tous les foyers seine-et-marnais dans les vingt ans. Mais l’Etat veut réserver les zones les plus denses, et donc a priori les plus rentables, à deux opérateurs privés : Orange et SFR.

Une mesure que le département contestera aujourd’hui devant le commissariat général à l’investissement (CGI).

 

Un réseau utilisant la fibre optique

En théorie, l’ensemble des foyers seine-et-marnais est éligible depuis l’an dernier au haut débit, c’est-à-dire à des connexions plus rapides qu’avec un simple modem. Mais, dans les faits, les solutions alternatives au vieux réseau téléphonique (Wiimax, courants porteurs en ligne, satellite…) sont souvent peu satisfaisantes et onéreuses. Pour emmener la fibre optique jusqu’à l’abonné, seule technologie susceptible de garantir du très haut débit (plus de 10 Mo/s), le conseil général a imaginé un nouveau réseau qui serait mis en œuvre par un syndicat mixte, dans le cadre du programme national lancé en juin.

 

Un demi-milliard d’euros nécessaires

Coût du projet : un demi-milliard d’euros. Cette somme colossale serait supportée à 60% par les recettes tirées de l’exploitation du réseau et à 40% par l’Etat et les membres du syndicat mixte : région, département et collectivités. « Le problème, c’est que toute l’économie du projet a été bousculée par l’arrivée des opérateurs privés », souligne Coralie Deshaies, directrice départementale de l’aménagement du territoire.

 

L’Etat accusé de privatiser les zones rentables

Effet immédiat de l’exclusion du public des secteurs les plus denses : un surcoût de 39 M€ pour les collectivités. « C’est comme si l’Etat avait décidé de privatiser les profits et de socialiser les pertes », peste Vincent Eblé, président PS du conseil général. Invité à débattre mardi, Benoît Loutrel, directeur du programme économie numérique au CGI, a tenté de calmer les esprits : « Le coût de l’investissement dans les zones denses est certes plus faible, mais le risque commercial est plus grand, car les abonnés qui ont déjà une connexion de bonne qualité hésiteront à en changer. »

 

Les collectivités appelées à choisir

« Les opérateurs privés s’accaparent des territoires, mais quelle garantie avons-nous qu’ils ne traîneront pas des pieds ensuite? » s’interroge Dominique Lioret, maire UMP de La Grande-Paroisse, commune de 2500 habitants incluse dans le périmètre privé. Pour éviter ces déconvenues, le département va demander à l’Etat qu’il applique des « pénalités financières » en cas de retard. Des sommes qui pourraient être reversés au syndicat mixte. Un sondage va également être réalisé auprès des collectivités. « Dans celles qui opteront pour le réseau d’initiative publique, nous demanderons aux opérateurs privés de retirer leurs intentions d’investissement », indique Vincent Eblé.

 

Source : Le Parisien

 

 

Commentaires 

 
# Laurent77 04-02-2012 18:35
Le Département vont fibrer 1500 logements sur le Val d''Europe (à Bailly-Romainvilliers) , vu dans "Seine-et-Marne magazine".
 
Bannière
Copyright © 2012 Montevrain.info. Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.

referencement web - prières ange gardien - petites annonces auto - Stickers deco